Alain CHEVAL l’a magnifiquement compris. Sa Provence n’est pas rigolote, pagnolesque. Elle obéit à des vastes mouvements telluriques, à des violences colorées, à des soirs déchirants, à des éléments dominateurs.

Le peintre qui a d’abord travaillé dans la soie, pour la soie (il était styliste dans un important atelier de Lyon) a renoncé aux subtilités du tissu. Il va de choc en choc. Peint-il un marché à Carpentras, des vignes au pied du Ventoux, un champ de Lavandes en Lubéron, une femme nue pendant sa sieste ? Il les habille de tons vifs, les exalte, leur donne une rutilance, une chaleur, et pourquoi ne pas le dire, une sensualité de bon aloi.

Il faut aussi examiner le trait d’Alain Cheval. Souvent baroque, il semble obéir aux volte-face que ce professeur de judo, à ses moments perdus, imprime aux corps.

La vitalité de l’artiste nous emporte. La lumière vibre. Une puissance étonnante nous prend par la main. On a envie de chanter

 


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